Sur la fin…

… de l’aliénation et de l’Histoire : le communisme comme acte et le communisme comme état s’excluent réciproquement…

Cercle Marx, 26/10/2020

« Je suppose naturellement des lecteurs qui veulent apprendre quelque chose de neuf et par conséquent aussi penser par eux-mêmes (…) Tout jugement inspiré par une critique vraiment scientifique est pour moi le bienvenu. » (Marx, Le Capital, livre I, préface)

« Le marxiste se trouve ainsi placé dans une alternative et la pensée de Marx dans une contradiction. Ou bien le communisme est un événement dans l’histoire et alors il perd sa souveraine originalité ; nous ne pouvons pas affirmer que nous avons résolu l’énigme de toute histoire (…) Ou bien le communisme est la fin de l’histoire. Mais alors que devient le matérialisme historique ? Que devient la conception selon laquelle l’histoire est mouvement dialectique fondé dans les rapports essentiels qui constituent le réel ? (…) Une option en faveur du premier terme de l’alternative sauve le marxisme de l’utopie, mais ruine ses promesses les plus merveilleuses. Une option en faveur du second terme maintient intacte la grandeur des perspectives ouvertes par Marx, mais contredit le réalisme. De toute manière on ne peut maintenir à la fois les deux termes de l’alternative sans se trouver dans la contradiction où conduit la pensée de Marx sur la place du communisme dans l’histoire. » (Jean-Yves Calvez, La pensée de Karl Marx)

26/10/2020