Pâques…

4/04/2021

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« Jésus dit : Ne dites pas de mensonge, et, ce que vous récusez, ne le faites pas, parce que tout est dévoilé à la face du ciel. Il n’y a en effet rien de caché qui ne se manifestera, et il n’y a rien de recouvert qui restera sans être dévoilé. » (Livre de l’Évangile selon Thomas)

« Même le plus grand penseur de l’Antiquité, le divin Platon, exprime en plus d’un endroit une profonde nostalgie d’un être supérieur dont la manifestation comblerait le désir insatisfait de vérité et de lumière. Ainsi, l’histoire des peuples nous enseigne la nécessité de l’union avec Christ. » (Marx, Composition du baccalauréat)

« L’histoire du Christianisme primitif offre des points de contact remarquables avec le mouvement ouvrier moderne. Comme celui-ci le christianisme était à l’origine le mouvement des opprimés, il apparaissait tout d’abord comme religion des esclaves et des affranchis, des pauvres et des hommes privés de droits, des peuples subjugués ou dispersés par Rome. Tous les deux, le christianisme de même que le socialisme ouvrier, prêchent une délivrance prochaine de la servitude et de la misère; le christianisme transporte cette délivrance dans l’au-delà, dans une vie après la mort, dans le ciel ; le socialisme la place dans ce monde, dans une transformation de la société. Tous les deux sont poursuivis, et traqués, leurs adhérents sont proscrits et soumis à des lois d’exception, les uns comme ennemis du genre humain, les autres comme ennemis du gouvernement, de la religion, de la famille, de l’ordre social. Et malgré toutes les persécutions, et même directement servies par elles, l’un et l’autre se frayent victorieusement, irrésistiblement leur chemin. »
(Engels, Contributions à l’histoire du Christianisme primitif)

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« A l’usage de se laver les mains avant de manger le pain, Jésus oppose (Mt 15.2) toute la subjectivité de l’homme, et au-dessus de la servilité à l’égard de quelque chose de commandé, de la pureté ou de l’impureté d’un objet, il place la pureté ou l’impureté du cœur. Il transposait la subjectivité indéterminée, le caractère dans une toute autre sphère qui ne devait plus rien avoir de commun avec l’observance ponctuelle de commandements objectifs. » (Hegel, L’esprit du christianisme et son destin)

« Le Maître de l’Évangile s’annonça comme un envoyé du ciel et se révéla digne d’une telle mission en déclarant nulle par elle-même la foi servile (toute en jours consacrés au culte, en professions de foi, en rites) et en proclamant que la foi morale, la seule qui rende les hommes saints « comme est saint leur Père qui est au ciel » et dont la pureté se prouve par la bonne conduite, est l’unique foi sanctifiante. » (Kant, La religion dans les limites de la simple raison)

« Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus-Christ ; nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus-Christ. Hors de Jésus-Christ nous ne savons ce que c’est ni que notre vie, ni que notre mort, ni que Dieu, ni que nous-mêmes. Ainsi sans l’Écriture qui n’a que Jésus-Christ pour objet nous ne connaissons rien et ne voyons qu’obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans la propre nature. » (Pascal, Pensées)

4/04/2021