L’Espèce humaine…

… risque de définitivement y passer (et pas seulement elle), nous allons vivre (et nous vivons déjà) des temps historiques exceptionnels…

Le Capital engendre les conditions matérielles et techniques de la destruction de la vie sur Terre. Si la Révolution communiste mondiale échoue (ce qui est possible puisque le Capital travaille à anéantir toute potentialité révolutionnaire, notamment à travers le mensonge réformiste de « l’écologie »), alors le Capital achèvera de détruire l’espèce humaine (empoisonnement planétaire, modifications génétiques irréversibles, transhumanisme, maladies artificielles, destruction de la biodiversité, épuisement des sols, holocauste nucléaire, etc.). L’alternative est : Révolution Communiste mondiale contre le Capital ou destruction mondiale de l’humanité et de la vie par le Capital, Inversion ou Extinction…

(Cercle Marx – 20/12/2020)

Tous les jours je n’oublie pas de penser à me faire vacciner !

« Dans l’agriculture comme dans la manufacture, la transformation capitaliste de la production semble n’être que le martyrologue du producteur, le moyen de travail que le moyen de dompter, d’exploiter et d’appauvrir le travailleur. la combinaison sociale du travail que l’oppression organisée de sa vitalité, de sa liberté et de son indépendance individuelles. La dissémination des travailleurs agricoles sur de plus grandes surfaces brise leur force de résistance, tandis que la concentration augmente celle des ouvriers urbains. Dans l’agriculture moderne, de même que dans l’industrie des villes, l’accroissement de productivité et le rendement supérieur du travail s’achètent au prix de la destruction et du tarissement de la force de travail. En outre, chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité. Plus un pays, les États-Unis du nord de l’Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce procès de destruction s’accomplit rapidement. La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur. » (Marx, Le Capital, livre I)

« Le mode de production capitaliste, surtout dans sa phase ascendante, est le support d’un développement inégale de la technique. Comme tout progrès capitaliste, cet essor est payé d’un prix effroyable de sang, de mutilation et d’abrutissement ; cela n’empêche pas qu’une fois anéantis le Capital et ses contraintes de profit, il pourra être utile aux générations futures, grâce à la prodigieuse productivité du travail obtenue, qui permettra de soulager l’espèce de la plus grande partie de l’effort productif aujourd’hui accompli dans les bagnes de l’esclavage salarié. Mais d’autre part, à mesure que le capitalisme se développe puis pourrit sur pied, il prostitue de plus en plus cette technique qui pourrait être libératrice à ses besoins d’exploitation, de domination et de pillage impérialiste, au point d’en arriver à lui transmettre sa propre pourriture et à la retourner contre l’espèce. On ne parlera même pas ici des suprêmes raffinements techniques du genre de la bombe à billes, dont quelques peuples « arriérés » ont récemment expérimenté dans leur chair les effets civilisateurs, ou de la bombe à neutrons dernier cri. C’est dans tous les domaines de la vie quotidienne des phases « pacifiques » qu’il veut bien nous consentir entre deux massacres impérialistes ou deux opérations de répression que le capital, aiguillonné sans trêve par la recherche d’un meilleur taux de profit, entasse, empoisonne, asphyxie, mutile, massacre les individus humains par l’intermédiaire de la technique prostituée. (…) La technique prostituée au Capital est devenue meurtrière (…) Le capitalisme n’est pas innocent non plus des catastrophes dites « naturelles ». Sans ignorer l’existence de forces de la nature qui échappent à l’action humaine, le marxisme montre que bien des catastrophes ont été indirectement provoquées ou aggravées par des causes sociales. » (préface à Espèce humaine et croute terrestre, Amadéo BORDIGA)

« Le communisme est la connaissance d’un plan de vie pour l’espèce humaine. »
(
Bordiga, Prometeo, 1952)

http://www.pcint.org/25_Publ_pre_82/256_Il_Programma_Comunista/02%20IlPC_1952-1963.htm

« Le développement chaotique du Capital n’entraîne pas nécessairement sa fin catastrophique car sa tendance ‘universelle’ contient en fait la possibilité de son propre dépassement, l’intériorisation de ses limites (ceci ne nie évidemment pas que le maintien du mode de production capitaliste soit gros d’une catastrophe insurmontable : la destruction de la vie à la surface du globe. Le Capital peut échapper à son propre devenir catastrophique, mais il crée par là-même les conditions d’un anéantissement humain)… » (Invariance, Juillet 1972)

« La transformation socialiste de la société, biologiquement indispensable à l’espèce humaine, devra surmonter des résistances et des obstacles démesurés crées par la conservation capitaliste qui opposera toute sa puissance technique, scientifique, militaire, à la communauté humaine en marche. Le socialisme devra regagner en violence le temps qu’il a perdu pendant lequel le Capital a procédé à la décomposition des bases du socialisme en se constituant en une monstrueuse nécrose. » (Le Programme de la société communiste, Année VI, série 2, n°1, juillet-décembre 1980, page 11)

« Hormis un héritage encore important, mais destiné à se réduire toujours, de livres et de bâtiments anciens, qui du reste sont de plus en plus souvent sélectionnés et mis en perspective selon les convenances du spectacle, il n’existe plus rien, dans la culture et dans la nature, qui n’ait été transformé, et pollué, selon les moyens et les intérêts de l’industrie moderne. La génétique même est devenue pleinement accessible aux forces dominantes de la société (…) Le spectacle ne cache pas que quelques dangers environnent l’ordre merveilleux qu’il a établi. La pollution des océans et la destruction des forêts équatoriales menacent le renouvellement de l’oxygène de la Terre ; sa couche d’ozone résiste mal au progrès industriel ; les radiations d’origine nucléaire s’accumulent irréversiblement. Le spectacle conclut seulement que c’est sans importance. Il ne veut discuter que sur les dates et les doses. Et en ceci seulement, il parvient à rassurer ; ce qu’un esprit pré-spectaculaire aurait tenu pour impossible. » (Debord, Commentaires sur la société du Spectacle)

20/12/2020